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Relance Logement : panorama des engagements gouvernementaux pour le secteur immobilier

Le 23 janvier, à l'occasion d'un point presse tenu à Rosny-sous-Bois, le Premier ministre Sébastien Lecornu a réaffirmé l'engagement de l'État en faveur de la relance du logement. Il y a détaillé les grands principes d'un plan destiné à stimuler fortement la construction et la rénovation. Une semaine plus tard, le lundi 2 février, l'adoption du projet de loi de finances pour 2026 marque une étape clé pour le secteur immobilier, qui observe attentivement les mesures annoncées et leurs modalités de mise en œuvre. Tour d'horizon des engagements gouvernementaux pour le secteur immobilier.
Des mesures ambitieuses pour relancer la construction et l'investissement locatif
Face à cette situation, le plan de relance fixe un objectif ambitieux : produire 2 millions de logements d'ici 2030, soit environ 400 000 logements par an. Ce cap vise à répondre aux besoins croissants des ménages tout en redonnant de la visibilité aux acteurs du marché, qu'il s'agisse de promoteurs, d'investisseurs ou de bailleurs.
Pour soutenir ces objectifs, le gouvernement a mis en place un ensemble de mesures alliant soutien fiscal, incitations à l'investissement locatif et accompagnement des acteurs publics et privés. Adoptés dans le PLF 2026 le 2 février, ces dispositifs reflètent la volonté de l'État de relancer durablement le secteur du logement et d'ajuster l'offre aux besoins démographiques et sociaux.
Logement social : des engagements budgétaires confirmés pour soutenir la production et la rénovation
Le texte final du projet de loi 2026 confirme plusieurs engagements annoncés par le Premier ministre, notamment en faveur des bailleurs sociaux. Une enveloppe de 500 millions d'euros est ainsi maintenue afin de soutenir la construction de 125 000 logements sociaux dès 2026, traduisant la volonté de l'exécutif de consolider la production de logements abordables sur l'ensemble du territoire.
Au-delà de la construction neuve, le gouvernement entend renforcer la dynamique de rénovation et de production aidée, en s'appuyant sur les opérateurs du logement social. Ces mesures visent à répondre aux besoins croissants des ménages tout en soutenant l'activité économique et l'emploi dans le secteur du bâtiment, fortement dépendant de la commande publique et para-publique.
Dispositif Jeanbrun : un nouveau levier fiscal pour relancer l'investissement locatif privé
Dans le cadre du plan de relance figure également un nouveau dispositif fiscal, dit dispositif Jeanbrun, qui met en place un cadre inédit visant à stimuler l'investissement locatif. Sa principale innovation repose sur l'introduction d'un amortissement comptable du bien, imputable sur le revenu global dans la limite de plafonds annuels. L'assiette amortissable est fixée à 80 % du prix d'acquisition hors frais financiers, avec une répartition de l'amortissement sur une durée réglementaire, afin d'encadrer les effets d'optimisation fiscale.
Le texte crée également le statut de bailleur privé, reconnaissant pleinement l'investisseur comme un acteur économique à part entière. Ce statut vise à clarifier les règles fiscales et sociales applicables, tout en facilitant l'accès à des outils structurants renforçant ainsi la lisibilité et la sécurité juridique du cadre d'investissement.
Rénovation énergétique : MaPrimeRénov' maintenue dans le PLF 2026
Le projet de loi de finances pour 2026 combine le dispositif Jeanbrun avec plusieurs leviers existants, en maintenant notamment MaPrimeRénov', principale aide de l'État dédiée à la rénovation énergétique. En 2026, le dispositif demeure un outil central de la politique du logement et continue de s'adresser aux propriétaires occupants, aux bailleurs et, sous conditions, aux copropriétés, assurant une large mobilisation des acteurs du parc résidentiel.
La reconduction de MaPrimeRénov' facilite la réalisation de rénovations lourdes, souvent indispensables pour rendre les logements anciens éligibles au dispositif Relance Logement. Elle contribue également à améliorer la performance énergétique et la valeur locative des biens rénovés. L'enveloppe budgétaire consacrée à ces aides s'établit à 3,6 milliards d'euros, un montant stable par rapport à l'an dernier, avec un coût maîtrisé pour l'État grâce à un recours accru aux certificats d'économies d'énergie.
Avec ces crédits, l'Agence nationale de l'habitat (Anah) prévoit de financer 150 000 rénovations isolées et 120 000 rénovations globales, malgré un stock de 83 000 dossiers en attente en fin d'exercice. Le gouvernement a par ailleurs confirmé la réouverture du guichet à l'ensemble des ménages, après la suspension puis la réouverture partielle réservée aux foyers modestes en 2025.
En parallèle, les arbitrages budgétaires pèsent sur d'autres programmes : l'enveloppe de France 2030 est réduite de 1,1 milliard d'euros, tandis que le Fonds vert, dédié à la transition écologique des territoires, voit son budget ramené de 1,15 milliard d'euros en 2025 à 850 millions en 2026, une baisse toutefois moins marquée qu'anticipé.
Au terme de l'adoption du PLF 2026, le plan Relance Logement dessine un cadre renouvelé mêlant incitations fiscales, soutien à la production sociale et maintien des aides à la rénovation. Pour les professionnels de l'immobilier, l'enjeu réside désormais dans la traduction opérationnelle de ces mesures et leur capacité à rétablir durablement la confiance, à relancer l'offre et à répondre aux besoins du marché dans un contexte budgétaire plus contraint.
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